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23 structures en risque de naufrage

Pour le Conseil d’administration, la Présidente
Aux adhérents, salariés et bénévoles de la Maison de quartier

23 équipements brestois dont la Maison de quartier en risque de naufrage !

La Maison de quartier est liée à la Ville de Brest par une convention d’objectifs qui fixe les engagements des deux parties. Elle définit, d’une part, les axes de travail que l’association s’engage à développer et, d’autre part, l’aide financière que la Ville apportera pour soutenir ce travail.

Sur la période 2012-2015, en réponse aux besoins du quartier, la Maison de quartier s’est engagée sur plusieurs axes : l’enfance-jeunesse, la parentalité, la culture, l’animation du quartier et la cohésion sociale.

Dès la fin 2014, nous avons fait savoir à la Ville que nous étions disponibles pour évaluer la convention en cours et étudier un nouvel accord pour les années suivantes.

L’année 2015 s’est écoulée sans aucune sollicitation de la Ville. Mais en décembre, nous avons eu connaissance de mesures unilatérales, prises par la Ville en dehors de toute concertation :

  • Baisse de 4 % de l’ensemble des subventions pour 2016 et prévision d’une nouvelle baisse pour 2017.
  • Baisse de 4% du financement des frais de personnel pour l’année 2016 et pour les années suivantes « forfaitisation » c’est-à-dire gel de la somme allouée.
    La Maison de quartier est concernée pour 4 postes :
  • Secrétaire comptable,
  • Animatrice jeunesse,
  • Coordinateur jeunesse,
  • Directrice.

Ces mesures ont suscité une vive réaction et une mobilisation de l’ensemble des équipements de quartier brestois : Maisons pour tous ou de quartier, Patronages laïques, Centres sociaux.

De manière unanime, les responsables de ces équipements affirment avoir conscience des difficultés financières de la collectivité et être disposés à y prendre une part. En revanche, ils expriment de manière tout aussi unanime, leur total désaccord avec la méthode employée, excluant toute forme de dialogue.

La forfaitisation des coûts de postes est unanimement rejetée. En effet, en tant qu’employeur, les associations gestionnaires sont tenues d’appliquer la convention collective. La forfaitisation des postes aura pour effet de créer un écart entre le coût réel des postes et le financement alloué, écart qui se creusera un peu plus chaque année.

Cette situation entraînera rapidement des suppressions d’emploi dans les associations les plus fragiles.

C’est pourquoi, le conseil d’administration du 21 décembre 2015, a décidé à l’unanimité de :

  • Refuser de signer le texte annonçant ces mesures (avenant n°9), ce qui a pour conséquence le non versement des subventions de la Ville.
  • Proposer au Maire un nouvel avenant supprimant la forfaitisation des coûts de poste et demandant l’ouverture de discussions fondées sur l’échange, dialogue et un principe de respect mutuel.

Les finances de la Maison de quartier proviennent pour une partie des cotisations des adhérents et pour une autre partie, des subventions municipales. Notre gestion rigoureuse permettra de faire face momentanément à la situation. Toutefois, cette situation ne pourra perdurer sans que la Maison de quartier se retrouve, elle aussi, face à des difficultés.

La Maison de quartier est également engagée dans les actions communes engagées par les 23 équipements :

  • Présence au Conseil Municipal du 17 décembre qui a permis au moins, d’éviter la rétroactivité des mesures sur 2015
  • Conférence de presse
  • Présence collective à la cérémonie des vœux du 7 janvier et remise au Maire d’une demande de rendez-vous avant le prochain conseil municipal du 21 janvier.

D’ores et déjà, de nombreux équipements de quartier ont refusé, comme nous, de signer l’avenant n°9. D’autres décisions, internes ou collectives, seront prises dans les jours à venir et notamment lors de la prochaine réunion collective du 18 janvier.

Nous vous les communiquerons et nous nous tenons à votre disposition pour toute précision sur cette situation.

Cordialement,

Le 11 janvier 2016,
Céline Le Gouil